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Eco-loqique I : RecyclageCes derniers temps, on peut voir le mot ECO partout, de la nourriture éco aux vêtements éco, en passant par l’habitat éco, c’est dans l’air du temps. Notre planète cour au désastre, et le point de non retour sera vite atteint si aucunes mesure importante n’est prise rapidement. L’oasis de verdure qu’est la Terre au sein de notre système solaire, pourrait bien passer de verte, fraîche et vivante à noire, sèche et suffocante. Cette tendance est le résultat de l’exploitation et de la mauvaise gestion des ressources naturelles par les Hommes durant les 200 dernières années, une goutte d’eau en comparaison de l’âge de notre planète. Le destin de la Terre est entre nos mains, à nous de panser les blessures et de composer avec ce qui est déjà perdu. Il faut maintenant passer à des actions concrètes, aussi bien à un niveau très large, que dans la vie quotidienne. Les gens pourront bien dire qu’ils ne peuvent rien faire tout seul. Pourtant, le fait est que votre vie ne concerne pas seulement vous-même. Vous n’êtes un élément d’un mouvement bien plus important, d’une responsabilité globale envers la planète, que nous disons être notre « mère », et vous n’êtes pas son seul « enfant ».
Il est important que les solutions écologiques ne soient pas trop chères, et même, si possible, moins coûteuses que leurs contreparties polluantes. Dans le cas contraire, elles seront difficiles à mettre en œuvre. Le mode éco a longtemps eu une image onéreuse et exclusive. Cependant, au Japon, avec les produits à base de riz, on se rend compte que cela peut être économique. L’autre jour, une émission télévisée présentait la manière dont le gouvernement et quelques entreprises privées faisait usage de l’énorme quantité de neige accumulée durant l’hiver à Hokkaidô, l’île septentrionale du Japon. Plutôt que de transporter la neige hors de la ville, ce qui est polluant et coûteux, la neige est stockée et préservée dans de grands containers annexés par exemple à des écoles, des maisons de retraite, ou des résidences privées. Le reportage expliquait que dans une maison de retraite, 300 tonnes de neige pouvaient être stocké dans le container, et que l’air frais provenant de la neige était transmis vers le bâtiment, fonctionnant ainsi comme un climatiseur sans utiliser d’électricité. Les résidants se montraient ravis de l’initiative, pas seulement parce que c’est écologique, mais aussi parce que c’est plus agréable qu’un climatiseur classique. Une autre personne, qui a installé ce type de système chez lui, expliquait que grâce à cela, sa facture d’électricité avait diminué de moitié, démontrant que c’est aussi économique. La clé pour se sortir de la crise écologique est de transformer les déchets en ressource, et, dans ce domaine, le Japon peut être considéré comme un pionnier. Il y a par exemple au nord de Tôkyô une digue faite de 4500 pneus. Ce matériau flexible semble être particulièrement adapté à cette fonction, ce qui démontre les mérites du recyclage. Chaque année, le Japon est frappé par de violents typhons, causant de sérieux dommages aux serres. Au nord de Tôkyô, dans le département d’Ibaragi, dont l’économie a pour base l’agriculture, 15000 tonnes de plastique sont utilisées chaque année. En réponse à ce problème, une compagnie a trouvé le moyen de réutiliser ces déchets pour en faire des gommes. Il existe également une usine qui fabrique des sacs avec des éléments de voiture. Le japon est l’un des plus grands producteurs d’automobiles avec environ 3,7 millions de véhicules par an, ainsi, ce type d’activité est le bienvenu. C’est également un très bon business du fait du coût réduit du matériel brut. L’extérieur est fait de ceinture de sécurité, et l’intérieur d’air bag. Eco et cool à la fois. Une autre entreprise fabrique des sacs à l’aide de chambres à air de camions. Le matériau est flexible et imperméable, idéal pour des sacs à ordinateur portable, ou des sacs de travail. De plus, l’aspect éco est renforcé par le fait que 1% du prix de vente est reversé à la WWF. Réinvestir pour l’écologie une partie du profit tiré de chaque vente d’un article est devenu un moyen très efficace d’attirer des clients. C’est le cas d’une grande compagnie japonaise d’électonique qui plante un arbre en Chine pour chacun de leur article écologique vendu. Le plastique, léger et pratique, est un matériau très en vogue dans nos sociétés modernes, mais c’est aussi un matériau non biodégradable cause de problèmes environnementaux. Dans les îles paradisiaques du sud du Japon, les déchets, et en particulier ceux en plastique, ont envahi les plages, transformant ce paradis en décharge publique. Même si l’on nettoie, tous ces déchets continuent à détruire la faune et la flore. Transporter les ordures hors des l’îles coûte du temps et de l’argent, et constitue un véritable dilemme écologique. Néanmoins, récemment, une société japonaise a inventé une machine transformant le plastic en huile carburant, ce qui permet de réduire les déchets tout en créant une ressource de grande valeur. Dans cette région, les typhons sont fréquemment la cause de coupures d’électricité, obligeant les habitants à avoir recours à des substituts fonctionnant pour beaucoup à l’huile. Ainsi, cette invention est vraiment la bienvenue. A Tôkyô, où les restaurants sont nombreux, un inventeur a créé un moteur fonctionnant à l’huile de cuisson. Il récolte donc l’huile usager des restaurants, et s’en sert pour faire rouler un bus scolaire. Il y a bien sûr des cas un peu particulier, mais cela montre qu’il y a des solutions écologiques à la plupart des problèmes.
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Alors, que pouvons-nous bien faire qui fasse une différence. Il est probablement impossible de revenir à un mode de vie non industriel, dans la mesure où, avec la globalisation, nous vivons dans une société de consommation qui dépend fortement des produits industriels. En revanche, il est possible et nécessaire de réduire cette consommation, et, au lieu de toujours fabriquer de nouvelles choses, réutiliser ce qui existe déjà. La plupart des pays industriels, du fait de l’accumulation, n’ont d’autre choix que de recycler, et cette règle n’épargne pas le Japon. La culture japonaise, où le respect des ressources naturelles et le souci de vivre en harmonie avec elle sont fortement enracinés, exerce une influence sur la façon des japonais d’aborder les problèmes, et cela n’en est que plus vrai lorsqu’il s’agit d’écologie. Ce Japon est connu pour sa culture du riz, qui devient d’autant plus évidente en matière de mesures écologiques. Les produits à base de riz, s’entend les produits autre qu’alimentaires, augmentent. Alors que l’utilisation du plastique est devenue la norme, les tatamis fabriqués à base de riz réapparaissent. Il y a aussi du papier de riz, ainsi que des bols et des baguettes en riz, produits comestibles qui ne laissent ni vaisselle à laver, ni déchets.
Alors, que faut-il faire ? Agir, car se contenter de réfléchir revient au même que de ne rien faire du tout. On peut utiliser ses propres baguettes, plutôt que les baguettes jetables des restaurants, utiliser des « eco-bag », et toujours orienter son choix vers des produits écologiques. Si l’on achète des nouveaux WC, on peut choisir ceux qui consomment moins d’eau, une nouvelle voiture, optons pour celle qui pollue moins, et tout simplement, ne pas acheter quelque chose dont nous avons pas besoin. Le plus important est d’être consciencieux, et d’apporter sa contribution lorsque cela est possible. Trouver de nouvelles utilisations aux vieilles choses, par exemple utiliser des packs de lait comme planche à découper, ou transformer des rideaux en sac pour faire les courses. Avec un peu d’imagination, vous verrez que l’écologie peut être amusante.