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Masayoshi Miyake
Masayoshi Miyake est né au Japon à Ise, dans le departement de Mie. Depuis son enfance, il porte de l’intérêt pour la littérature, le cinéma et l’art. Apres ses études à l’université, il commence à travailler pour son père chez ≪ Miyake ≫. Il a créé de nombreux kimonos aux styles uniques dont les admirateurs sont nombreux. Il a sa propre philosophie concernant la création de kimonos, qui possède une longue histoire. Il est féru de culture historique japonaise, admire la cérémonie du thé, éprouve de romanesques sentiments pour les Gyobutsu (trésors historiques de la maison impériale) du Shosoin, et est fier de la cérémonie Shikinen Sengu du sanctuaire d’Ise, évènement historique qui est perpétué depuis 1300 ans.
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Au Japon, il y a quatre saisons nettement marquées. Il y a des vêtements qui correspondent à chacune de ces quatre saisons. Le kimono, apprécié des japonais depuis des siècles, est parfaitement adapté au climat japonais « agréable au printemps et en automne, mais chaud en été, et froid en hiver ».
Depuis toujours, les japonais tiennent la soie en grande estime, et ont cherché à en améliorer la qualité par croisement des vers à soie. En plus de son caractère « frais en été » et « chaud en hiver », la soie possède des vertus antibiotiques, et a la faculté de bloquer les rayons ultraviolets. De plus, à la différence de tissu synthétiques comme l’acrylique, la soie ne provoque pas d’allergies. Ainsi, on peut dire que c’est un tissu qui protège le corps.
Jusqu’à une période récente, l’harmonie entre les Hommes et la Nature était l’un des fondements de la culture japonaise. La culture du thé, des fleurs, ou encore du bois…Toutes ses cultures ont pour matière première des dons de la nature. La culture de la soie et du kimono est tributaire de la grâce de la nature qui laisse le ver à soie produire son cocon fournissant la soie qui deviendra un vêtement. Aussi, le kimono peut être recyclé. En le décolorant, il peut être re-teint de nouvelles couleurs et de nouveaux motifs, et, ainsi, peut être re-utilisé. Un même kimono peut-être transmis de la grand-mère à sa petite fille en passant par la belle-fille. Un kimono traité avec grand soin peut devenir un héritage pour de nombreuses générations.
Le jûni hitoe (superposition de 12 kimonos de soie) de la culture de cour, que l’on retrouve notamment dans le Dit du Genji, les costumes de théâtre Nô (nô isô), et le goût pour les étoffes venues de Chine (meibutsugire) de la voie du thé, sont tous des éléments de culture japonaise qui ont le kimono pour origine. Le kimono, qui marie les Hommes à la Nature, est aussi un vêtement qui uni les Hommes entre eux. Nous, Japonais, faisons du kimono un objet de fierté. Nous le portons décoré de motifs hérités de temps anciens. Il n’y aurait pas, pour nous, de plus grande joie que de voir ce vêtement, représentatif du Japon, porté dans le monde entier. Nous nous efforçons de mettre en valeur le kimono pour ainsi transmettre aux générations futures des motifs porteurs d’une tradition vieille de 2000 ans.
Miyake Gofukuya: 2-17-3, Miyajiri, Ise-city, Mie-Prefecture, Japan, 516-0072 Tel:0596-28-3672
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